Selon Paul-Albert Février, c’est « une des rares collections complètes constituée au siècle dernier et ramenée d’Afrique du Nord ».
« La collection de céramiques qui est conservée dans son (Jean Buès) bureau est la seule collection de céramiques africaines que je connaisse en France, mis à part quelques objets du musée du Louvre. […]
Autant que j’ai pu en juger par les quelques mentions relevées sur les poteries ces objets paraissent tous provenir de la région frontalière algéro-tunisienne : Feriana, Morsott, Haidra.
Nous avons là un ensemble qui n’a pas été réuni par hasard mais qui témoigne du goût d’un collectionneur qui s’est retiré à Gap. Il m’apparaît donc d’un grand intérêt pour l’histoire régionale de conserver l’unité de cette collection en la faisant rentrer dans une collection publique locale.
[…] Si vous le permettez je vous suggèrerais d’organiser cette collection autour de la personne même qui l’a recueillie, autour de ce directeur des chemins de fer Tunisie […].
Ainsi serait rendu sensible à la fois l’importance de la collection pour l’archéologie de l’Afrique du nord et aussi pour l’histoire locale ».
La collection Aubert-Buès est exceptionnelle :
- Par la quantité des pièces qu’elle contient,
- Par l’homogénéité de temps (Antiquité, en particulier Antiquité tardive), de lieu (Algérie, Tunisie), de nature (principalement de la vaisselle de préparation, de table),
- Parce que les pièces sont entières,
- Parce qu’elle est constitué à la fin de la période des grands collectionneurs.